
9 avr. 2026 / Guillaume Astruc
Ouganda : s’adapter à l’imprévisible

Un seul objectif pour saisir l’inattendu
par Guillaume Astruc
Un environnement exigeant, une immersion totale
L’Ouganda ne se photographie pas à distance.
Il se traverse, il s’écoute, il se vit.
Dès les premières heures, tout impose une adaptation :
les pistes de terre battue, les collines cultivées, les villages animés… puis, progressivement, la forêt prend le dessus. Dense, humide, presque opaque.
Dans cet environnement en constante évolution, Guillaume Astruc a rapidement fait le choix de travailler principalement avec le zoom 35-150mm F/2-2.8 pour monture Nikon Z un objectif capable de s’adapter à chaque situation sans jamais casser le rythme.
Sur les routes, les scènes de vie s’enchaînent : un camion surchargé, des passagers entassés, des échanges furtifs au bord d’un carrefour. Puis, quelques kilomètres plus loin, le silence s’installe, remplacé par les sons de la jungle.
C’est cette dualité qui donne le rythme du reportage.


Une faune omniprésente, souvent insaisissable
Très vite, la sensation est claire : la nature est partout.
Mais elle ne se donne pas facilement.
Un regard apparaît derrière les feuilles.
Un mouvement trahit une présence.
Puis tout disparaît.
Les gorilles, évidemment, restent les rencontres les plus marquantes.
Massifs, calmes, puissants, ils imposent une présence presque irréelle.
Mais le terrain réserve bien d’autres surprises :
un jeune gorille accroché à un tronc, suspendu entre curiosité et jeu
un singe au pelage contrasté observant silencieusement depuis la végétation
un caméléon parfaitement intégré à son environnement, dont les textures et les couleurs ne révèlent la présence qu’au dernier moment
Chaque rencontre est brève, fragile, imprévisible.


Photographier dans une forêt vivante
En forêt, rien n’est simple.
La végétation est dense, mouvante, envahissante.
Les branches coupent les cadres, les feuilles masquent les sujets, la lumière change en permanence.
Dans ce contexte, la photographie devient presque instinctive.
Il faut composer avec ce qui est là, accepter l’imperfection du cadre, intégrer les éléments parasites pour raconter la réalité du lieu.
Certaines images en témoignent clairement :
un gorille à moitié dissimulé derrière un rideau de feuilles, un regard qui émerge d’un enchevêtrement végétal.
Ici, la difficulté devient une force narrative.

Une lumière exigeante, mais riche
La lumière en forêt est sans doute l’un des défis majeurs.
Souvent faible, parfois dure lorsqu’elle traverse la canopée, elle crée des contrastes complexes.
Dans ces conditions, l’ouverture du 35-150mm F/2-2.8 devient un véritable atout.
Elle permet :
de conserver de la vitesse dans des scènes en mouvement
de limiter la montée en ISO
et surtout, de détacher les sujets dans un environnement visuellement chargé
Le rendu est naturel, avec un flou progressif qui isole le sujet sans le couper de son environnement.
Une manière subtile de guider le regard.


Une polyvalence essentielle sur le terrain
L’un des enseignements majeurs de ce voyage tient dans la nécessité d’être prêt à tout moment.
Sur une piste, une scène surgit : un motard transportant des régimes de bananes, une interaction fugace, une composition spontanée.
Puis, quelques heures plus tard, au cœur de la forêt, un gorille apparaît à quelques mètres.
Dans ces conditions, la plage focale du 35-150mm prend tout son sens.
À 35 mm, il est possible de raconter un lieu, d’intégrer l’environnement, de donner du contexte.
À 150 mm, on vient chercher :
une expression
un regard
un détail
Sans jamais casser le rythme.

Une photographie sans interruption
L’un des éléments les plus marquants reste la fluidité.
Sur ce type de terrain, changer d’objectif signifie souvent perdre l’instant.
Or, ici, tout va vite.
Un jeune gorille grimpe, s’arrête, regarde… puis disparaît.
Un animal traverse un espace dégagé, puis se fond à nouveau dans la végétation.
Le 35-150mm permet de suivre ces scènes sans rupture, avec un autofocus rapide et précis qui accroche même dans des environnements complexes.
C’est cette continuité qui fait la différence.

Du détail au paysage : raconter un territoire
Au-delà de l’animalier, ce voyage est aussi une immersion dans un territoire.
Les paysages vallonnés, les cultures en terrasse, les routes ocre qui traversent les villages… tout participe au récit.
Le même objectif permet alors d’élargir la narration :
capter l’immensité d’un lac bordé de collines
restituer la texture d’une forêt dense traversée par une rivière
saisir une scène de vie sur le vif
Une seule optique, plusieurs lectures.
Une approche plus libre, plus intuitive
Avec le temps, une évidence s’impose :
La simplicité favorise l’attention.
Moins de matériel, c’est moins de contraintes.
Moins de contraintes, c’est plus de disponibilité.
On ne réfléchit plus à la technique.
On observe, on anticipe, on déclenche.
Cette liberté se ressent dans les images :
des scènes prises sur le vif
des compositions naturelles
une proximité avec le sujet
Conclusion : au plus près du réel
Ce reportage en Ouganda met en lumière une réalité simple :
La photographie de terrain est une question d’adaptation.
Entre la densité de la forêt, la richesse de la faune, la spontanéité des scènes de vie, tout demande réactivité et souplesse.
Le 35-150mm F/2-2.8 s’est imposé comme un outil particulièrement adapté à ces conditions :
polyvalent
lumineux
réactif
et suffisamment flexible pour couvrir toutes les situations rencontrées
Une seule optique, une infinité de possibilités.
A propos de l'auteur : Guillaume Astruc

Guillaume Astruc est photographe professionnel spécialisé en photographie animalière et de nature. À travers ses voyages et ses immersions sur le terrain, il s’attache à documenter la faune sauvage avec une approche respectueuse, centrée sur le comportement et l’environnement des espèces. Son travail met en lumière des instants de vie authentiques, en cherchant à traduire la relation entre l’animal et son milieu, tout en sensibilisant à la préservation du vivant. En parallèle de son activité, il intervient lors de conférences et accompagne des voyages photo avec Photographes du Monde, où il partage son approche et son expérience du terrain. Son regard, nourri par des années d'exploration urbaine et de voyages, traverse les frontières des genres sans jamais quitter ce fil conducteur : la forme avant le récit, la sensation avant le document.
Produits TAMRON mentionnés dans cet article
35-150mm F/2-2.8 Di III VXD
Modèle A058


