
26 nov. 2025 / Ophélie Bleunven
Quel zoom grand angle choisir en randonnée ?
Tamron 16-30mm f/2.8 au Massif des Écrins
Ophélie Bleunven a pu tester le nouveau 16-30mm en monture Sony et toute sa polyvalence en photo de paysage accompagnée de son Sony α1 II dans Massif des Écrins. Elle revient sur son expérience de photographe-randonneur , où elle partage ses impressions des sommets alpins du GR54 et ses conseils pour tirer le meilleur parti d’un zoom ultra grand-angle en montagne. 13 jours d’itinérance, 194 km parcourus, près de 12 000 m de dénivelé positif…


Une aventure de 13 jours où chaque gramme compte
En randonnée, le poids est souvent l’ennemi numéro un.
Avec seulement 440 g et 10 cm de long, le zoom grand angle TAMRON 16-30mm f/2.8 s’inscrit parmi les très rares objectifs ultra-grand-angle lumineux réellement adaptés à l’itinérance.
Cette compacité lui permet d’être porté toute la journée sans fatigue – ce qui est visible dans la variété des situations capturées au fil du Tour des Écrins :
scènes de torrents
alpages et panoramas ouverts
portraits environnementaux

Pourquoi c’est un avantage technique ?
Moins de fatigue → meilleure capacité à anticiper les compositions.
Un seul objectif → moins de changements d’optiques → moins de risques de poussières / condensation.
Une ouverture constante f/2.8, idéale pour figer l’action (animaux, eau) ou se débrouiller en sous-bois
Une gestion du contre-jour exceptionnelle : le vrai test des ultra-grand-angles
La montagne impose souvent le contre-jour. Sur où le soleil perce par-dessus une crête ou entre dans les branches d’un mélèze, le 16-30mm montre une maîtrise remarquable des flares. Son revêtement anti-reflet limite les artefacts, et les photos restent contrastées, même en plein après-midi.
À f/2.8, comme sur la scène ci-contre à 16 mm 1/1250 s, l’objectif conserve une très belle homogénéité dans les détails, tout en permettant de figer l’eau dans un mouvement net et dynamique et maitrisant le flare
Le 16-30mm montre ici un excellent contrôle des flares, grâce au revêtement anti-reflet BBAR-G2.
Résultat :
très peu d’artefacts,
des contrastes préservés,
une colorimétrie stable même en pleine exposition.
Un point essentiel pour la randonnée, où l’on ne choisit pas toujours l’orientation du sentier… mais où l’on veut quand même une image propre.

Une amplitude idéale pour raconter une randonnée
Le 16-30mm couvre tous les besoins de la photo de montagne :
16 mm : donner du souffle aux vallées, accentuer la profondeur, capter un lac dans son contexte.
20-24 mm : équilibre naturel entre grand-angle et lisibilité.
28-30 mm : serrer le cadre, isoler un sujet, donner un caractère plus narratif à la scène.
Au fil des 194 km parcourus, Ophélie joue constamment avec l’amplitude du zoom. À 16 mm, elle ouvre l’espace, capture les vallées larges et les ciels imposants. On voit clairement cette capacité à donner du souffle à la scène : les plaines dorées, les lignes qui guident le regard vers les sommets, les courbes des alpages.

À 30 mm, l’approche devient plus intimiste, plus narrative. Les détails du relief se lisent différemment, comme sur la scène des ânes au bord du ruisseau . Le sujet prend de l’importance, le cadre se resserre sans perdre la cohérence du paysage.
Cette dualité a permi à Ophélie de ne jamais regretter l’absence d’un second objectif. Le 16-30mm couvre l’essentiel : les larges panoramas, les détails texturés, les scènes spontanées.
Cette seule amplitude permet de couvrir 90 % des besoins en randonnée, sans jamais regretter une focale manquante.
Jusqu’ici Ophélie utilisait le Tamron 17-28 mm, remplacé aujourd'hui par le Tamron 16-30mm encore plus polyvalent.

S’adapter au rythme de la montagne
Un autofocus VXD qui fonctionne avec le suivi des yeux
La randonnée réserve souvent des scènes spontanées : animaux, promeneurs, silhouettes en contre-jour, etc.
Le moteur autofocus linéaire VXD du 16-30mm se démarque par :
une accroche très rapide,
un suivi précis,
une mise au point silencieuse (important face à la faune).
Les photos de troupeaux montrent cette réactivité :
l’AF verrouille immédiatement l’œil, même à très courte distance.

Techniquement, cela signifie :
aucune latence perceptible,
une fiabilité remarquable en lumière dure ou mixte,
une précision suffisante pour shooter à f/2.8 sans hésiter.
Pour un objectif de randonnée, c’est un critère majeur : on n’a souvent qu’une seule chance.

Photographier l’essentiel : la montagne comme école du regard
Dans les Écrins, Ophélie peut retrouver le plaisir du temps long. Sur chaque photo, la même intention revient : composer simplement, sans artifice, avec ce qui est là.
Le 16-30mm devient alors un prolongement naturel de son observation. Un outil qui accompagne, jamais qui limite.
"Pas de connexion, complètement coupée du monde… même en France, et ça fait un bien fou. On retrouve dans chaque image le temps de réfléchir, de créer, et de composer avec ce qui nous entoure. Si je devais vous donner un seul conseil pour la photographie, ce serait celui-là : déconnectez-vous du virtuel, et reconnectez-vous à l’essentiel… à la lumière, aux paysages, et à la vie qui vous entoure. Et vos photos n’en seront que plus belles."
Conclusion : un zoom grand angle adapté aux photographes-randonneurs
Au terme de son Tour des Écrins, Ophélie retient une évidence :
le TAMRON 16-30mm f/2.8 coche toutes les cases pour devenir un objectif de référence pour la photo de randonnée.
Techniquement, il offre :
légèreté + ouverture f/2.8 (combo très rare),
autofocus VXD fiable en toutes circonstances,
excellente résistance au flare,
homogénéité optique,
tropicalisation complète,
une plage focale parfaitement adaptée à la montagne.
Pour les photographes qui veulent une optique unique capable de suivre partout, sans compromis, il s’impose comme l’une des propositions les plus cohérentes.
A propos de l'auteur : Ophélie Bleunven

Ophélie Bleunven, photographe animalière, a parcouru les sept continents lors de voyages photographiques passionnants. Son amour pour les deux pôles et sa fascination pour la photographie d'ours polaires et de manchots transparaissent dans ses œuvres. Engagée dans des causes qui lui tiennent à cœur, elle s'est récemment tournée vers la photographie sous-marine. Avec curiosité, elle explore les fonds marins, cherchant à capturer la beauté fragile de la vie sous-marine tout en sensibilisant à sa protection. À travers ses compositions artistiques et son approche respectueuse, Ophélie invite les spectateurs à découvrir la magie et la diversité de notre planète, tout en inspirant une prise de conscience sur la nécessité de préserver l’ensemble de nos écosystèmes.
Produits TAMRON mentionnés dans cet article
16-30mm F/2.8 Di III VXD G2
Modèle A064



