
10 août 2026 / Ian Plant
TAMRON 12-20mm F2.8 : voir plus large, du paysage à l’astrophotographie

Ian Plant explore les paysages à 12 mm avec le TAMRON 12-20mm F2.8
Des aurores boréales d’Islande aux canyons étroits de l’Utah, Ian Plant recherche des paysages capables de bousculer notre perception de l’espace. Avec le TAMRON 12-20mm F2.8 (Model A084), le photographe américain s’aventure encore plus loin dans l’ultra grand-angle. Une focale de 12 mm qui ne sert pas simplement à faire entrer davantage de paysage dans l’image : elle devient un véritable outil de composition.
Pour Ian Plant, le grand-angle est depuis longtemps une manière de regarder le monde. Une façon de se rapprocher d’un premier plan, d’exagérer les perspectives et de donner au spectateur la sensation d’entrer physiquement dans l’image.
L’arrivée du TAMRON 12-20mm F2.8 lui permet de pousser cette approche encore plus loin. Car entre 16 et 12 mm, quelques millimètres seulement séparent les deux focales sur le papier. Dans le viseur, la différence est autrement plus spectaculaire.
En Islande, face à une aurore boréale dessinant une immense courbe au-dessus des fjords, les 12 mm permettent ainsi d’embrasser simultanément le ciel, le paysage et le reflet de l’aurore dans l’eau. Là où un grand-angle plus conventionnel aurait imposé un cadrage plus serré, l’ultra grand-angle permet de conserver toute l’ampleur de la scène.

À 12 mm, le premier plan change de dimension
Photographier à l’ultra grand-angle ne consiste pourtant pas simplement à « tout faire entrer » dans le cadre. Plus le champ couvert est important, plus la composition peut devenir complexe.
Pour Ian Plant, la solution consiste notamment à rechercher ce qu’il appelle des « ancres visuelles » : des formes fortes capables d’attirer immédiatement le regard. En photographie de paysage, cette ancre se trouve souvent au premier plan.
L’intérêt du 12 mm apparaît alors pleinement. En s’approchant très près d’un élément, sa taille apparente est considérablement amplifiée tandis que l’arrière-plan semble s’éloigner. Cette différence d’échelle accentue la profondeur et crée une image beaucoup plus dynamique.
Sur un lac gelé du Minnesota, Ian Plant s’est ainsi placé très bas, au plus près des motifs dessinés par la neige. Ceux-ci prennent une place majeure dans l’image et guident naturellement le regard vers l’horizon.
À cette focale, le premier plan n’est plus un simple élément du décor : il devient le point d’entrée dans la photographie.

Des grands espaces… aux endroits les plus exigus
Le champ couvert à 12 mm trouve naturellement sa place face aux paysages spectaculaires. Ciels de lever ou de coucher de soleil, scènes nocturnes ou compositions mêlant premier plan et horizon sont autant de situations où Ian Plant privilégie l’ultra grand-angle.
Mais cette amplitude devient également précieuse lorsque l’espace vient justement à manquer.
Dans un canyon étroit du désert de l’Utah, le photographe exploite la perspective du 12 mm pour transformer les lignes du grès. Les strates rocheuses s’étirent en diagonale et semblent converger au loin, donnant à la photographie une impression de mouvement et de profondeur.
La déformation liée à la perspective n’est donc pas quelque chose qu’il cherche systématiquement à éviter. Elle devient au contraire un langage graphique, utilisé pour renforcer la sensation d’immersion.
F2.8, lorsque la lumière disparaît
Cette recherche de paysages spectaculaires conduit régulièrement Ian Plant à travailler avant le lever du soleil, après son coucher ou sous un ciel étoilé.
Dans ces conditions, l’ouverture constante F2.8 prend tout son sens.
En Islande, pour photographier les aurores boréales, le photographe a dû travailler à pleine ouverture, à ISO 3200 et avec une pose de 15 secondes. Le 12 mm lui permet alors d’intégrer à la fois les motifs glacés et les reflets au premier plan, tout en laissant une place considérable aux aurores dans le ciel.
L’ouverture F2.8 ne répond donc pas seulement à une fiche technique. Sur le terrain, elle permet de conserver suffisamment de lumière lorsque les conditions deviennent difficiles, notamment pour les paysages nocturnes et l’astrophotographie.

Un ultra grand-angle pensé pour voyager
Les zooms ultra grand-angle lumineux imposent généralement quelques compromis. Leur lentille frontale fortement bombée et leur construction optique peuvent rapidement faire grimper le poids et l’encombrement.
Avec 570 g pour 119,3 mm de longueur, le TAMRON 12-20mm F2.8 reste relativement compact pour un zoom de cette catégorie. Ian Plant y voit un avantage très concret : moins de poids dans le sac signifie aussi davantage d’énergie disponible pour marcher, explorer et photographier.
Le choix d'une plage focale limitée à 20 mm participe à cette recherche de compacité. Un compromis que le photographe assume volontiers puisqu'il utilise principalement l'objectif à ses focales les plus larges. Le zoom conserve néanmoins presque un facteur 2 entre ses deux extrémités, suffisamment pour ajuster le cadrage lorsque la situation l’exige.
Sa lentille frontale bombée implique en revanche l'absence de filetage classique pour filtre. L'objectif dispose donc d'un porte-filtre arrière. Pour les photographes utilisant très régulièrement des filtres traditionnels, Ian Plant souligne qu'un grand-angle comme le 16-30mm F2.8 G2 pourra être plus adapté.
De la netteté jusque dans les coins
Avec un champ aussi large, les bords de l’image prennent une importance particulière. Le regard dispose de beaucoup d’espace à parcourir et chaque partie du cadre participe à la composition.
Lors d’une séance dans une grotte glaciaire en Alaska, Ian Plant a notamment travaillé dans une situation exigeante : un intérieur sombre associé à une entrée beaucoup plus lumineuse.
Selon lui, le 12-20mm F2.8 conserve un pouvoir de résolution élevé sur l’ensemble du cadre et de la plage focale. Il souligne également la maîtrise des aberrations, du ghosting et du flare, y compris lorsque la lumière arrive directement face à l’objectif.
Une homogénéité particulièrement importante lorsque les détails s’étendent du premier plan jusqu’aux angles de l’image.


Jouer avec le soleil
Ian Plant aime également intégrer directement la source lumineuse à ses compositions.
En fermant le diaphragme, le soleil peut se transformer en une étoile graphique. Le diaphragme à 12 lamelles du 12-20mm F2.8 produit ainsi un effet à douze branches. Pour limiter le flare, le photographe utilise souvent un élément du paysage — branche, montagne ou formation rocheuse — afin de masquer partiellement le soleil.
Dans le désert de l’Utah, il ferme ainsi à F16 et place le soleil couchant derrière un arbre visible à travers une arche de grès. Il obtient alors l'effet étoilé recherché tout en maîtrisant les reflets parasites.
Un exemple qui résume bien son approche : plutôt que de subir les particularités de l’ultra grand-angle, il les transforme en éléments de composition.

S’approcher pour exagérer les perspectives
L’une des caractéristiques les plus intéressantes du 12-20mm F2.8 se révèle lorsque l’on quitte l’horizon des yeux pour regarder ce qui se trouve juste devant l’objectif.
La distance minimale de mise au point descend à 0,18 m à 12 mm et atteint 0,28 m à 20 mm. L’objectif n’a évidemment pas vocation à remplacer une optique macro. L’intérêt est ailleurs : pouvoir approcher suffisamment un petit sujet pour lui donner une importance démesurée dans le cadre.
Dans le désert de l’Utah, Ian Plant s’est ainsi installé presque à la distance minimale de mise au point face à de petits cactus. Photographiés aussi près du 20 mm, ceux-ci semblent beaucoup plus imposants qu’ils ne le sont réellement et structurent toute la partie basse de l’image.
Pour conserver une netteté suffisante du cactus jusqu’au paysage lointain, le photographe utilise alors le focus stacking, plusieurs images réalisées à différentes distances de mise au point étant nécessaires pour obtenir une profondeur de champ couvrant toute la scène.
Un autre regard sur le paysage
Au fil de ses images, Ian Plant montre surtout qu’un ultra grand-angle n’est pas uniquement destiné aux paysages immenses. Son intérêt réside dans la relation qu’il permet de créer entre les différents plans.
À 12 mm, quelques centimètres peuvent transformer la composition. Un morceau de glace devient un premier plan monumental, un petit cactus prend une présence inattendue, les parois d’un canyon semblent se rejoindre au loin et une aurore boréale peut déployer toute sa courbe au-dessus du paysage.
Pour Ian Plant, le TAMRON 12-20mm F2.8 est ainsi appelé à devenir une optique privilégiée pour ses compositions mêlant premier plan et arrière-plan, mais aussi pour les levers et couchers de soleil ou les paysages nocturnes. Il envisage de l’associer au TAMRON 25-200mm F/2.8-5.6 Di III VXD G2 (Model A075) afin de couvrir, avec deux objectifs relativement légers et compacts, aussi bien les vastes perspectives que les cadrages plus intimistes.
Une configuration finalement assez fidèle à sa philosophie : emporter moins, se déplacer davantage et laisser toute la place à la composition.

A propos de l'auteur : Ian Plant

Qu'il soit suspendu au bord d'un volcan en activité ou qu'il brave les éléments pour photographier des espèces en danger critique d'extinction, Ian Plant parcourt le monde depuis vingt ans, animé par une quête incessante : immortaliser la beauté de notre planète à travers son objectif. Il a touché des centaines de milliers de personnes grâce à sa mission visant à inspirer et à former le public à l'art de la photographie. Auteur de nombreux livres et vidéos pédagogiques, il enseigne pour KelbyOne ainsi que pour d'autres plateformes de formation photographique et a fondé Photo Masters, un site dédié à l'apprentissage et à l'inspiration dans ce domaine.
Produits TAMRON mentionnés dans cet article
12-20mm F2.8
Modèle A084


