
25 août 2026 / Teruyasu Kitayama
Astrophotographie : le TAMRON 12-20mm F2.8 sous les étoiles
Photographier les étoiles avec le TAMRON 12-20mm F2.8 : du Japon à la Nouvelle-Zélande
Du mont Fuji aux aurores australes de Nouvelle-Zélande, l’astrophotographe japonais Teruyasu Kitayama a testé le TAMRON 12-20mm F2.8 (Modèle A084) en monture Sony E dans des conditions particulièrement exigeantes. Avec son ultra grand-angle de 12 mm, son ouverture constante F2.8 et son format compact, ce zoom offre de nouvelles possibilités pour associer ciel étoilé et paysage dans une même image. Retour sur son expérience sur le terrain.

Un ultra grand-angle pensé pour photographier le ciel nocturne
Je m’appelle Teruyasu Kitayama et je suis astrophotographe. Mon travail est principalement consacré au ciel et à l’espace : paysages étoilés, phénomènes astronomiques, aurores ou encore lancements de fusées.
J’ai récemment eu l’occasion d’emporter le nouveau TAMRON 12-20mm F2.8 (Modèle A084) en monture Sony E sur le terrain. Du ciel hivernal du Japon aux nuits estivales de Nouvelle-Zélande, j’ai pu découvrir les possibilités créatives offertes par ce zoom ultra grand-angle en astrophotographie.
Cette première image a été réalisée à Jogasaki, sur la côte est de la péninsule d’Izu au Japon. Les falaises et récifs qui composent ce paysage spectaculaire ont été façonnés par des coulées de lave il y a environ 4 000 ans.
Face à ce type de décor, où l’objectif est de restituer simultanément l’immensité du paysage et celle du ciel, la focale de 12 mm prend tout son sens.

12 mm pour réunir le ciel et le paysage dans une seule image
L’un des principaux atouts du 12-20mm F2.8 est sa capacité à intégrer une très grande partie du ciel étoilé et du paysage dans un même cadre.
En photographie de paysage nocturne, les étoiles ne constituent pas nécessairement l’unique sujet. Le relief, les montagnes, la mer, un bâtiment ou un élément placé au premier plan permettent de raconter une histoire et de donner une véritable profondeur à l'image.
À 12 mm, le champ couvert atteint environ 120°. Cette perspective particulièrement large permet de créer des compositions spectaculaires et de restituer la sensation d’espace ressentie face à un paysage nocturne.
Mais l’autre avantage majeur réside dans le fait qu’il s’agit d’un zoom. Il est possible de passer rapidement d’une composition très immersive à 12 mm à un cadrage plus resserré à 20 mm, sans changer d’objectif. L’ouverture constante F2.8 constitue également un véritable avantage de nuit en permettant de conserver des temps de pose relativement courts malgré la faible luminosité.

Au lac Yamanaka, j’ai photographié les constellations hivernales au-dessus du mont Fuji.
À 12 mm, j’ai pu intégrer dans une seule image les herbes du premier plan, le lac, le mont Fuji et une grande partie du ciel étoilé. Le résultat procure une forte sensation de profondeur et donne au paysage une dimension particulièrement immersive.
Cette capacité à construire une composition allant du premier plan jusqu’à l’horizon constitue pour moi l’un des grands intérêts de la focale de 12 mm.
Depuis le même emplacement, j’ai ensuite réalisé une image à 20 mm.
Le cadrage plus serré renforce immédiatement la présence du mont Fuji et des constellations. Les étoiles occupent davantage de place dans l’image et deviennent le véritable sujet de la composition.
C’est là tout l’intérêt du 12-20mm : passer d’un paysage spectaculaire et très ouvert à 12 mm à une composition plus concentrée sur le ciel à 20 mm, simplement en tournant la bague de zoom.

Exploiter la perspective spectaculaire du 12 mm
Sur la côte de Jogasaki, j’ai installé mon trépied au bord d’une falaise avant d’orienter fortement l’appareil vers le bas. Face à moi se dressait une impressionnante formation rocheuse d’environ 20 mètres de haut.
Avec une focale plus classique, le cadrage aurait essentiellement contenu les rochers et l’océan. À 12 mm, j’ai pu conserver une grande partie du ciel et même intégrer le Triangle d’hiver à la composition.
L’ultra grand-angle permet ainsi de jouer simultanément avec les formes du paysage et le ciel étoilé pour créer des images beaucoup plus dynamiques.

Cette couverture très large devient également particulièrement intéressante pour photographier les étoiles filantes.
Lors du pic des Géminides, j’ai photographié le mont Fuji et le plateau d’Asagiri. Comme il est impossible de savoir précisément où apparaîtra le prochain météore, disposer d’un champ très large augmente les chances de le capturer.
À 12 mm, j’ai ainsi pu conserver le paysage nocturne tout en enregistrant le passage d’un météore provenant du radiant des Géminides.
Des aurores australes sous le ciel de Nouvelle-Zélande
Fin janvier 2026, je suis parti photographier le ciel de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Durant mon séjour, une importante tempête géomagnétique provoquée par l’activité solaire a atteint la Terre.
J’ai alors eu la chance d’assister à une aurore spectaculaire couvrant une immense partie du ciel. Ses formes évoluaient constamment, presque comme si le ciel pulsait au rythme d'un battement de cœur.
Dans une situation aussi imprévisible, disposer du champ le plus large possible constitue un véritable avantage. La focale de 12 mm permet de restituer toute l’ampleur du phénomène.
Pour ce type d’expédition, le poids compte également. Malgré son ouverture F2.8, le 12-20mm ne pèse qu’environ 570 g, un avantage appréciable lorsque l’on voyage sur de longues distances avec tout son matériel.
À Waipapa Point, à l’extrémité sud de l’île du Sud, je souhaitais photographier un phare blanc sous le ciel étoilé.
La tempête géomagnétique m’a finalement offert une scène bien plus spectaculaire que prévu : le phare, la Voie lactée particulièrement dense dans le ciel austral, le Grand Nuage de Magellan et l’aurore ont pu être réunis dans une même composition.
Les objectifs fisheye sont souvent utilisés pour photographier les aurores. Mais lorsqu’un élément architectural important doit conserver des proportions naturelles, je préfère utiliser un ultra grand-angle rectilinéaire, qui limite davantage les déformations.
Quelques instants plus tard, j’ai photographié le même phare à 20 mm.
Cette focale permet de construire plus facilement une composition autour d’une constellation précise. Ici, j’ai pu associer l’aurore à Orion, dont l’orientation apparaît inversée lorsqu’on l’observe depuis l’hémisphère Sud.
La plage 12-20 mm offre donc une réelle polyvalence : 12 mm pour restituer l’immensité d’une aurore, 20 mm pour mettre davantage l’accent sur un élément céleste ou terrestre.


Ne pas manquer l'instant grâce à Astro FC-L
Alors que je photographiais le ciel austral en Nouvelle-Zélande à la fin du crépuscule, un train de satellites Starlink est soudainement apparu dans mon champ.
En astrophotographie, ce genre de scène imprévisible ne laisse que quelques secondes pour réagir. Passer trop de temps à refaire précisément la mise au point peut suffire à manquer l’image.
Le 12-20mm F2.8 dispose d’un bouton Focus Set auquel il est possible d’attribuer différentes fonctions via TAMRON Lens Utility. J’ai notamment utilisé la fonction Astro Focus Lock (Astro FC-L), qui permet de régler instantanément la mise au point à l’infini d’une simple pression.
Je pouvais ainsi me concentrer entièrement sur mon cadrage et déclencher immédiatement lorsque la scène se présentait.

Jouer avec les perspectives en se rapprochant du sujet
Un ultra grand-angle ne sert pas uniquement à faire entrer davantage d’éléments dans le cadre. En se rapprochant fortement d’un sujet, il permet aussi d’accentuer les perspectives et de créer une impression de profondeur très marquée.
Les bâtiments, les véhicules ou tout autre sujet comportant des lignes prononcées se prêtent particulièrement bien à cet exercice.
Pendant mon voyage en Nouvelle-Zélande, j’ai ainsi photographié mon compagnon de route, ma voiture de location, sous le ciel austral. En cinq jours, j’ai parcouru environ 2 700 km. Photographier le véhicule qui m’accompagne au cours de mes voyages sous les étoiles est devenu l’un de mes thèmes favoris.
Une qualité optique adaptée aux exigences de l’astrophotographie
Au-delà des possibilités créatives, les performances optiques sont particulièrement importantes pour photographier les étoiles.
En astrophotographie, on travaille très régulièrement à pleine ouverture. Il faut donc surveiller plusieurs phénomènes : le vignettage dans les angles, la capacité à restituer les étoiles sous forme de points précis ou encore le coma sagittal, qui peut étirer les étoiles situées en périphérie de l’image.
La résistance au flare et aux images fantômes est également essentielle. Avec la multiplication des éclairages LED, les sources lumineuses intenses sont fréquentes dans les paysages nocturnes et peuvent facilement entrer dans le champ d’un ultra grand-angle.
De F2.8 à F5.6 : un rendu précis jusque dans les angles
J’ai comparé plusieurs images réalisées à F2.8, F4 et F5.6.
À pleine ouverture F2.8, un léger vignettage reste visible, mais il devient très discret dès F4. Plus important encore pour l’astrophotographie, le coma sagittal est déjà bien maîtrisé à pleine ouverture.
En fermant progressivement le diaphragme, les étoiles deviennent encore plus nettes et mieux définies. Sur le terrain, le 12-20mm F2.8 m’a ainsi offert des performances suffisamment stables et homogènes pour pouvoir l’utiliser sereinement dans des situations exigeantes.


Une bonne maîtrise du flare et des images fantômes
Pour pousser le test plus loin, j’ai volontairement placé une puissante source lumineuse LED dans le cadre.
De légères images fantômes concentriques sont visibles dans la diagonale opposée à la source, mais leur impact reste limité et ne perturbe pas réellement le rendu du ciel étoilé.
J’ai ensuite renouvelé l’expérience avec la Lune directement dans le cadre. Malgré cette source lumineuse particulièrement intense, seules de légères traces de flare apparaissent autour de celle-ci et les images fantômes restent très discrètes.
Le ciel et le paysage conservent ainsi une bonne lisibilité, même dans ces conditions difficiles.
TAMRON 12-20mm F2.8 : un nouvel outil créatif pour l’astrophotographie
Après avoir utilisé le TAMRON 12-20mm F2.8 (Modèle A084) au Japon puis en Nouvelle-Zélande, j’ai particulièrement apprécié la liberté de composition offerte par sa plage focale.
À 12 mm, il permet de réunir un vaste ciel étoilé et le paysage dans une seule image et de créer des perspectives spectaculaires. En zoomant jusqu’à 20 mm, il devient possible de resserrer la composition afin de donner davantage d’importance à une constellation, un élément du paysage ou un phénomène céleste.
À cela s’ajoutent une ouverture constante F2.8, un poids contenu et des fonctions dédiées comme Astro FC-L, particulièrement pratiques sur le terrain.
En photographie de paysage étoilé, où ciel et terre doivent fonctionner ensemble pour former une seule image, le TAMRON 12-20mm F2.8 constitue ainsi un outil particulièrement polyvalent pour élargir les possibilités créatives du photographe.

A propos de l'auteur : Teruyasu Kitayama

La passion de Teruyasu Kitayama pour l’astronomie est née pendant ses études au département de photographie du Nihon University College of Art, à l’occasion d’un cours utilisant des télescopes astronomiques. Après ses études, il s’installe dans le village de Samegawa, dans la préfecture de Fukushima, où il travaille comme instructeur dans l’observatoire astronomique local tout en développant son activité de photographe. Aujourd’hui basé à Yamanashi, il voyage au Japon et à l’étranger pour photographier des phénomènes astronomiques exceptionnels, notamment les aurores et les éclipses solaires totales. Il photographie également régulièrement les lancements de fusées et documente ainsi l’exploration spatiale japonaise.
Produits TAMRON mentionnés dans cet article
12-20mm F2.8
Modèle A084


