Le 17-70 mm F/2,8 avec Olivier WONG

Share this post

Le 17-70 mm F/2,8 avec Olivier WONG

À l’occasion du lancement du Tamron 17-70 mm F/2,8 pour boitier Sony monture E au format APS-C, nous avons confié ce tout nouveau transtandard au photographe Olivier Wong.  Il a été l’un des premiers à le prendre en main. Nous sommes allés à sa rencontre afin d’en savoir plus sur sa pratique et son expérience avec ce zoom d’un nouveau genre.

Bonjour Olivier, peux-tu nous résumer ton parcours en tant que photographe professionnel ?

J’ai commencé la photographie en Octobre 2013 lors de mon arrivée à Paris. Étant alors ingénieur de profession, j’ai développé une passion pour la photo qui a grandi au fil du temps et je me suis professionnalisé en 2016 lorsque je commençais à décrocher mes premiers contrats. Je partageais alors mes clichés sur Instagram et c’est grâce à cet outil que je me suis fait connaître. On peut dire que je fais partie de la nouvelle génération de photographes.

Peux-tu nous raconter la genèse de ce projet conduit avec Tamron ?

Ayant déjà eu plusieurs objectifs Tamron par le passé dont le plus récent étant le Tamron 70-180 mm f/2.8 pour mon boitier Sony A7III (monture FE), j’ai été contacté par Tamron suite à mes publications sur les réseaux sociaux. Étant familier avec les optiques de la marque, Tamron m’a proposé de réaliser un reportage sur Paris avec le nouveau 17-70 mm F/2,8.

 

Un fois l’objectif en main, comment as-tu préparé ton shooting ? Comment as-tu choisi tes lieux de prise de vue ?

J’ai réfléchi aux diverses possibilités que m’offrait la capitale. Faisant des photos de Paris depuis plus de 7 ans, je connais les endroits photogéniques et j’ai choisi d’associer les lieux de prises en vue en fonction des caractéristiques de l’objectif : afin d’exploiter pleinement l’autofocus rapide et la grande ouverture de l’objectif, j’ai tout de suite pensé à réaliser un shooting avant une modèle qui me permettait de faire des photos de danse et des photos de portrait. Pour profiter de la polyvalence de l’objectif, j’ai opté pour différents endroits (Pont des Arts, Place des Vosges, Quais de Seine, etc.) qui m’offraient une diversité de scénarios.

N’est-ce pas difficile de faire des prises de vue dans Paris en temps de COVID ? Quels conseils pourrais-tu donner aux photographes ?

Oui et non ! Oui, il est plus difficile de faire des prises de vue en temps de COVID car il y a des précautions à prendre lorsqu’on doit photographier avec des modèles : par exemple, j’ai dû faire une demande à la mairie de Paris afin d’obtenir une autorisation de tournage sans masque (pour la modèle). Par ailleurs, certains espaces sont actuellement fermés à cause de la situation sanitaire (musées, Tour Eiffel, esplanade du Louvre).

Et non car avec le COVID, il y a moins de touristes et certains endroits habituellement bondés sont quasiment vides et c’est un bonheur pour un photographe de pouvoir capturer des lieux avec si peu de présence humaine. Cela facilite le travail aussi bien en temps d’attente lors de la session photo qu’en termes de retouche.

Tu as réalisé plusieurs séries de portraits avec ce 17-70 mm, quel est ton set up ? Quel matériel et quels accessoires utilises-tu ?

J’ai pour habitude de réaliser des portraits à la lumière naturelle (sans lumière artificielle supplémentaire). Pour ces séries de portraits réalisées avec le 17-70mm, je me suis juste équipé d’un réflecteur afin de déboucher les ombres et d’apporter un éclairage uniforme sur le visage du modèle.

 

 

Et justement quel a été selon toi le point fort de cette optique lors d’une session portrait ?

Pour une session portrait en extérieur, je pense que la polyvalence ainsi que l’ouverture constante à 2.8 sont les points forts de l’objectif. En effet, en combinant ces deux caractéristiques, j’ai pu réaliser plusieurs types de portrait : des portraits de type ‘lifestyle’ où la modèle est présentée dans un environnement (en plan large au 17 mm) et des portraits plus classiques centrés autour du modèle avec un joli flou d’arrière-plan (en focale longue à 70 mm).

 

On le voit sur tes images, le modèle avec qui tu as travaillé sur ce projet pratique la danse. Comment as-tu dirigé ton modèle lors de ces séances ?

C’est une modèle qui a l’habitude de travailler sur ce genre de projets donc elle m’a beaucoup facilité le travail. Pour réaliser les photos de danse, je lui demandais de me montrer la pose qu’elle allait faire et je réglais l’appareil en AF-C (autofocus continu) qui se chargeait parfaitement de maintenir la mise au point sur le sujet. Pour ce type de shooting, je préfère généralement que la modèle décide de ses poses afin que le rendu soit plus naturel.


Une partie de ton projet est aussi consacré à la photo de rue, le 17-70 quel a été ton ressenti ?

Oui la photo de rue est mon style de prédilection. Je trouve que Paris est une ville formidable pour s’essayer à la photo de rue car les bâtiments et monuments sont sublimes mais les personnes sont également bien habillées et il s’y dégage une belle atmosphère. Néanmoins, avec le COVID et l’obligation de porter un masque, il était compliqué de réaliser ce dernier type de photos. Je me suis donc concentré sur le paysage urbain et le fait de disposer d’une telle plage de zoom m’a permis de capturer aussi bien de l’architecture que des plans serrés sur les ruelles. La compacité du zoom est un vrai plus lorsqu’on parcourt plusieurs kilomètres à pied lors de sessions photos. Et bien sûr, il y a ce côté pratique qui permet d’éviter de devoir changer d’objectif plusieurs fois lors de la même session !

Ce nouveau 17-70 mm bénéficie du stabilisateur d’image VC de Tamron. Cette fonctionnalité a-t-elle été un atout lors de tes prises de vue au crépuscule et par faible luminosité ?

Tout à fait ! Je ne fais quasiment jamais de photos avec un trépied car j’aime bien être mobile et pouvoir changer de spots lorsque je photographie un lever de soleil. Typiquement, rester 30 minutes derrière un trépied pour capturer une seule photo (aussi belle soit-elle) ne correspond pas à ma philosophie. J’avais donc plein d’attente quant à l’efficacité du stabilisateur d’image VC et je n’ai pas été déçu. J’ai pu réaliser des prises de vues au crépuscule d’une excellente qualité à des vitesses lentes (1/25 seconde) et à main levée. Associés à cela une ouverture de 2.8 et une bonne montée en ISO des boitiers Sony, j’ai pu obtenir des images bien exposées et avec beaucoup de détails.

Si tu devais ne retenir qu’une seule photo de ce projet laquelle choisirais tu et pourquoi ?

Je choisirais la photo de la danseuse au lever de soleil depuis les hauteurs de Montmartre. Il s’agit de la photo que j’avais en tête lorsque j’ai accepté ce projet et je suis satisfait d’avoir pu la réaliser sous de bonnes conditions. Pour l’anecdote, le ciel était couvert lorsque nous sommes arrivés sur place et j’étais un peu déçu … mais il a suffi d’une belle éclaircie pour me redonner le sourire et offrir des conditions de prises de vue parfaites pour capturer cet instant ! Et techniquement, la photo allie tous les points forts du 17-70 mm f/2.8 : polyvalence (focale de 48 mm), grande ouverture (prise à f/3.2), autofocus précis (capable de suivre la course de la danseuse) et stabilisation efficace (cliché net).

Pour finir tu peux nous parler de tes projets futurs ?

Je voulais tout d’abord remercier Tamron pour la confiance qu’ils m’ont accordé sur ce projet. Dans les prochains mois, je vais consacrer plus de temps à la vidéo car c’est un domaine qui m’intéresse fortement et dans la continuité de la photographie. J’ai commencé à travailler sur certains projets vidéos et j’ai bien aimé l’expérience. C’est une approche différente mais qui me permettra d’être plus complet en termes de création de contenus. Néanmoins, j’espère que la situation sanitaire s’améliorera rapidement car j’ai hâte de reprendre les voyages ! La photographie de voyage me manque beaucoup !

 

 

About the author: Olivier WONG

Olivier WONG-MAN-KAN est un photographe originaire de l'île de la Réunion. Ingénieur de formation, il a débuté la photo en 2013 lors de son arrivée à Paris. Il a appris à découvrir la capitale au fil des années grâce à la photographie qui est devenue son métier ! Passionné par la photographie urbaine et il tente de capturer les monuments parisiens sous leurs plus beaux jours.

More about the author:

Similar article