Incredible India !

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17-35 et 35-150 mm F/2,8-4 - Le duo idéal pour l'aventure

D’ordinaire habitué à la pratique de la photo de nature, Grégory Perrin, notre ambassadeur, est parti à la conquête de territoires inconnus avec une idée en tête, partir à la rencontre d’un peuple, de sa culture et de sa spiritualité. Sa destination fut l’Inde, qu’il a parcouru en partie avec pour seuls objectifs le duo 17-35 et 35-150 mm F/2,8-4.

Bonjour Gregory, comment t’es venu l’idée de ce voyage en Inde ?

Le point de départ de ce voyage en Inde est une simple intuition. Je suis davantage habitué aux grands espaces, à l'immersion et la contemplation en pleine nature dans ma démarche photographique. J'avais désormais envie de sortir de ma zone de confort afin de découvrir une culture différente avec de multiples facettes mais surtout d'aller à la rencontre des gens (et peut être finalement de moi-même). La plupart des personnes qui me parlaient de leurs expériences dans ce pays semblaient avoir vécu des choses très fortes humainement et cela m'a fortement stimulé. C'est donc hors des zones touristiques que j'ai voulu me rendre en quête d'authenticité. À la différence de l'occident, la société indienne baigne en permanence dans la spiritualité. Plusieurs religions s'y côtoient. Il y a des temples à chaque coin de rue. J'avais dans l'idée avant mon départ de capter ces choses-là et j'ai décidé afin d'être au coeur du sujet, de séjourner la plus grosse partie de mon voyage dans un Ashram (Lieu spirituel dédié) de la région du Kerala d'où j'allais partir pour découvrir les environs à la rencontre des gens et de leurs quotidiens. 

Quel matériel photo as-tu choisi pour ce projet ?

J'ai souhaité partir en Inde avec un sac photo plutôt léger contrairement à mes habitudes de photographe nature. J'ai seulement pris avec moi mon boîtier plein format et deux optiques : le duo 17-35 mm F/2,8-4 et le 35-150 mm f/2,8-4 DI VC OSD. J'avais également un autre boîtier de dépannage si le principal me faisait défaut. Le 35-150 mm a été pour moi une aubaine, le range polyvalent, sa stabilisation et sa belle ouverture glissante en faisait le parfait téléobjectif pour mon projet. Le 17-35 mm s’est quant à lui avéré idéal pour sa compacité et son incroyable légèreté.

Justement, sur le terrain, en quoi le 35-150 mm a-t-il était un atout ?

Comme je le disais, c’est un objectif parfaitement polyvalent et surtout il dispose d’une grande ouverture F/2,8-4 pour un poids et un encombrement tout à fait intéressants. Il m’a permis une grande souplesse à la fois en reportage, en portrait ou encore en scène de vie et de rue. C'est l'optique qui a été montée presque en permanence sur le boîtier. J'ai voulu y adjoindre un ultra grand angle et c'est le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD qui s'est imposé naturellement pour sa légèreté et pour sa compacité.

Quel a donc été ton itinéraire dans ce vaste pays ?

La première et plus grosse partie de mon voyage s'est déroulé autour de la région d'Amritapuri/Vallikavu où j'ai pu évolué entre mer d'arabie, backwaters à la rencontre des pêcheurs très nombreux, j'ai pu en sortir quelques belles images. Puis je me suis rendu en bord de mer vers Varkala, un petit reportage autour des différents types de transport s'est également imposé au fil du temps. Enfin mon périple s'est terminé à Thiruvananthapuram, une grosse ville de plus d'un million d'habitants dans laquelle je me suis imprégné de ses ambiances. J'ai bien sûr aussi pu réaliser mon objectif de départ, qui portait sur la spiritualité dans le quotidien, par les diverses rencontres mais aussi en appréhendant une importante cérémonie hindou, d'abord en qualité de participant, puis ailleurs en tant que photographe : La puja des ancètres, Vavu Bali.

On imagine que le climat en Inde est bien différent du nôtre, comment a réagi ton matériel dans ses conditions ?

J'ai été confronté en Inde à un taux très élevé d'humidité, des pluies tropicales intenses et de forte chaleur, ajoutées au sable, au sel à la poussière omniprésents, ce sont les pires conditions que l'on puisse imaginer pour le matériel. Mon pc n'a d'ailleurs pas tenu le choc sur place et j'ai été contrait de trouver des solutions afin de décharger mes images. Pour illustrer les conditions mon sac photo a été couvert de moisissures. J'ai pris soin du matériel photo en utilisant de nombreux petits sachets de silicate absorbant l'humidité mais je note encore une fois la construction solide et la tropicalisation avancée des 17-35 et 35-150 mm qui ont été soumis au pire et qui n'ont pas démérité.

On sent que ce voyage a été très riche. Qu’est-ce qui t’a plus touché au cours de cette expérience photographique ?

En effet ce voyage hors des « sentiers battus » a été très riche pour moi, à plusieurs niveaux. D'abord il y a ce choc culturel conséquent, singulier du fait des multiples facettes de l'Inde, les codes sociaux sont différents, la manière de se comporter également. Enfin la dimension spirituelle dans laquelle on baigne en permanence peut être stimulante et à la fois complètement déroutante suivant les moments. Finalement cette multitude de rencontres humaines m'a profondément impacté, je voulais réaliser des photos, rendre compte de ce que je voyais. Le bénéfice humain, émotionnel est allé bien au delà de mes espérances, j'ai été touché, traversé par la lumière, les valeurs de cœur, l'authenticité et la simplicité de la plupart des gens que j'ai rencontrés. Ces même gens qui vivent parfois dans des conditions difficiles (matériel, démographie, risques naturels, hygiène, pauvreté etc...) dégagent pourtant une dignité incroyable et semblent bien souvent être plus ouvert et heureux en comparaison avec ce qui se dégage parfois dans notre société occidentale. Tout est relatif me dira-t-on en tout cas de mon coté, j'ai pris, en Inde, une des plus grandes leçons d'humilité de ma vie et je me sens positivement différent depuis cette expérience.

Si tu devais résumer cette expérience en quelques mots ?

Intense, incroyable. Les indiens utilisent souvent une expression pour décrire tout ça « Incredible India ». Je confirme ! Je me suis laissé porter au fil des expériences et des rencontres en enchaînant les prises de vues. Le fil conducteur principal a été de rencontrer les gens, chaque rencontre à une histoire et bien souvent un profond moment de partage. D'un point de vue artistique, ce voyage a renforcé profondément, en plus de mon travail sur la vie sauvage, la nature et les grands espaces déjà bien ancré, l'envie de tendre encore plus vers l'humain, voir l'humanisme avec toujours cette quête de beauté, d'émerveillement et de simplicité...

À propos de l’auteur : Gregory Perrin

Auteur-Photographe, Gregory est un autodidacte, passionné de nature et de macrophotographie. Vivant à la campagne, entre Lyon et Grenoble, il n’a que quelques mètres à faire pour atteindre les champs les plus proches qui constituent certains de ses terrains de jeux favoris. Depuis plusieurs années, il est l’un des ambassadeurs Tamron. À ce titre, Gregory teste longuement les objectifs et nous fait part de ses remarques. Toujours avide de partager ses connaissances, il anime des conférences pour divers salons et événements photographiques.

Un peu plus sur l’auteur :

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