AUX PIEDS DES GÉANTS DE GLACE

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avec le Tamron 28-75 mm F/2,8 Di III RXD pour Sony E

AUX PIEDS DES GÉANTS DE GLACE

Frantisek Zvardon parcourt le monde depuis plus de 30 ans pour immortaliser des paysages de tous les continents. Auteur de nombreux ouvrages sur le Grand Nord et les aurores boréales, le photographe paysagiste s’est rendu à la rencontre des Glaciers du Groenland pour Tamron. Il témoigne, avec un seul zoom, le Tamron 28-75 mm f/2,8 Di III (pour Sony E), à la fois de la fragilité mais aussi de l’immensité de ces géants de glace et de l’univers que les entoure.

 

Bonjour Frantisek, pouvez-vous nous parler de la genèse de ce projet ?

Tout a commencé en 2015, lorsque j’ai été invité avec d’autres artistes, à témoigner sur le changement climatique opérant à Kirkenes, en Finlande. J’ai ensuite posé mon regard sur les Îles Féroé et l’Islande. Le Groenland et ses immenses glaciers situés autour d’Aasiaat, constituent une étape majeure dans la réalisation d’Arctic Way, mon nouveau livre dédié au Grand Nord.

Pourquoi partir dans une destination aussi complexe avec un seul kit boitier-objectif ?

C’était une sorte de challenge qui est devenu très agréable en terme de liberté d’action et de compacité, car on remarque que le 28-75 mm bien qu’étant ouvert à f/2,8, de part sa plage focale très astucieuse, a un encombrement et un poids qui invitent au déplacement et au voyage. 

Tamron 28-75 mm F/2,8 Di III RXD - Sony a7RII 54 mm - f/10 - 1/160 s - ISO 200

Justement vous ne vous êtes pas senti limité par la plage focale 28-75 mm ?

Tout est une affaire de compromis, mais à 28 mm on travaille sans déformation, et on arrive facilement à rendre compte de la majesté des paysages. En tant que photographe paysagiste j’utilise peu les focales extrêmes, en essayant de rester fidèle à l’émotion ressentie naturellement. Très intuitif, compact et léger, ce couple boitier-objectif est devenu une sorte de prolongement de mon regard, avec peu de contrainte technique.

Comment s’est comporté l’AF avec les mouvements du bateau ?

Les conditions extrêmes, le froid, le brouillard, les mouvements de houle, mettaient à l’épreuve la robustesse du matériel. J’ai rapidement levé le doute. Notamment grâce à la tropicalisation de l’objectif, très utile les matinées de pluie et de brouillard. La compatibilité est parfaite avec le Sony A7RII, j’ai pu me concentrer sur les sujets de glace en oubliant complètement la partie AF qui fonctionnait comme une optique native.

Tamron 28-75 mm F/2,8 Di III RXD - Sony a7RII 54 mm - f/9 - 1/2500 s - ISO 200

Dans quelles autres conditions avez-vous utilisé le zoom ?

J’ai pu aussi travailler de nuit, et capter des aurores boréales depuis le bateau à 12800 ISO, f/2,8 et à 0,4 seconde… bien sûr, inutile d’utiliser un trépied dans de telles conditions, donc la compatibilité avec le stabilisateur du boîtier était parfaite.

En quoi la compacité de ce zoom pro était-elle un atout ?

Ce qui est plus agréable pour moi dans ce type de conditions (froid, houle), c’est de pouvoir cacher mon appareil dans une veste grâce à l’ensemble peu encombrant qu’offre le Tamron 28-75 mm, tout en gardant une superbe qualité d’optique dès f/2,8. Je pouvais facilement me déplacer ou monter sur le mât du bateau pour avoir les meilleurs points de vue possible.

Tamron 28-75 mm F/2,8 Di III RXD - Sony a7RII 28 mm - f/10 - 1/50 s - ISO 200
"Un encombrement et un poids qui invitent au déplacement et au voyage"

Cette liberté permet de prendre des risques dans le choix de l’angle et le déplacement. Quelles sont les coulisses de cette image ?

Notre petit bateau naviguait entre les icebergs et nos mouvements étaient limités… J’ai demandé plusieurs fois à ce que le bateau m’emmène dans des endroits spectaculaires entre les blocs de glace, ou à descendre à bord d’un petit canoë pour mieux maîtriser la distance mais cela demandait d’arrêter le bateau et tout un tas de difficultés liées à cette manoeuvre délicate. Approcher les icebergs soumis à la fonte ou à l’éclatement reste dangereux. Pour saisir cette image, j’ai du attendre, collé contre le mat, d’être à la bonne distance à 28 mm et en fermant le diaphragme à f/16.

Tamron 28-75 mm F/2,8 Di III RXD - Sony a7RII 28 mm - f/16 - 1/60 s - ISO 160

Le 28-75 mm offre une mise au point rapprochée de 19 cm, comment avez-vous exploité cette fonction ?

Dans cet univers majestueux, j’ai pris parfois le temps de me reposer et de m’arrêter sur ce qui était à terre. Une sorte de récréation photographique. La végétation est rare ce qui permet de s’arrêter facilement sur des micro-détails qui ressortent immédiatement comme les plumes perdues, très graphiques, des goélands perlées de gouttes. Quelques traces de vie dans ce désert de glace, l’ouverture f/2,8 m’offrant une belle profondeur de champ j’ai pu donner de la perspective, de la matière et de la profondeur à des petits sujets.

Merci Frantisek, quelles sont vos prochaines aventures, ou voyages photographiques ?

Suite à ma rencontre avec le capitaine du bateau, j’ai prévu un voyage d’un mois avec d’autres artistes, en partant de la zone située entre Illussat et Claushavn. Mon but est d’alimenter Arctic Way, confronter mon regard à d’autres conditions de prises de vue et partager mon émerveillement du Grand Nord.

Tamron 28-75 mm F/2,8 Di III RXD - Sony a7RII 28 mm - f/14 - 1/100 s - ISO 200

À propos de l’auteur : Frantisek Zvardon

Photographe d’origine tchèque installé à Strasbourg depuis plus de 30 ans. Après la Grande École de photographie et de philosophie à Brno et Prague, il consacre sa vie à l’art de la photographie. Grand voyageur, reporter et illustrateur, il travaille avec de nombreux magazines et éditeurs du monde entier.
Pour ses images, il obtient plusieurs prix internationaux suivis d’expositions : le prix Unesco FIAP « A Better way to live » à Vancouver en 1976, le prix Agfa-Gevaert à Leverkusen en 1983, le prix Nikon Photo Contest international en 1983 à Tokyo, le prix Olympus à Tokyo en 1990, le prix PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) à New-York en 1996. Il a illustré plus d’une trentaine de livres dont les derniers : « Bâtisseurs de Cathédrale » en 2014, « L’excellence en Alsace » en 2014. Depuis 2015 il lance son projet « Arctic Way » qui va s'étendre sur 3 ans et donnera lieu à une série de publications dédiées à l'Océan Arctique.

Un peu plus sur l’auteur :

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