Tamron SP 90 mm Macro : la légende continue

Partager cet article

La stabilisation optique… pensée pour la macro

Vous l’aurez compris, nous avons particulièrement bien soigné la partie optique. Évidemment, tout cela n’aurait été guère utile, si la mécanique n’avait pas été à la hauteur. Rassurez-vous, le nouveau SP 90 mm intègre le meilleur de la technologie Tamron avec à la clé une innovation de taille : nous avons greffé un accéléromètre à notre système de stabilisation optique VC (Vibration Compensation). Ce nouveau capteur ajoute la stabilisation linéaire - c’est-à-dire sur les plans X-Y - à la stabilisation angulaire. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en macrophotographie, lorsque l’on tient l’appareil coudes contre le corps, à quelques centimètres du sujet, l’essentiel des vibrations se produisent de droite à gauche et de haut en bas. Les données fournies par l’accéléromètre permettent au processeur de compenser ces mouvements involontaires. En prise de vue rapprochée, vous n’y croirez pas vos yeux tant l’image reste stable ! Une invitation à utiliser la plus grande ouverture pour découvrir la délicatesse et la douceur du bokeh. Et rassurez-vous : même à f/4 ou f/5,6 le flou reste superbement esthétique, grâce notamment à l’obturateur à 9 lamelles qui garantit des taches d’arrière-plan parfaitement circulaires

"Les données fournies par l’accéléromètre permettent au processeur du système de stabilisation optique de compenser spécifiquement les mouvements involontaires en macrophotographie."

Un autofocus ultra-véloce

Bien entendu, l’ergonomie de l’objectif participe au confort d’utilisation. Et plus particulièrement la bague de mise au point manuelle : nous l’avons volontairement surdimensionnée, afin qu’elle puisse être manipulée à quatre doigts, pour une précision optimale. Cela dit, attendez un peu avant de désactiver l’autofocus. Nous l’avons en effet entièrement repensé, afin de l’adapter aux contraintes de la macrophotographie. Plus rapide, l’USD (Ultrasonic Silent Drive) réagit en un éclair aux mouvements d’avant en arrière que le photographe effectue fréquemment pour caler la mise au point sur un détail très précis du sujet. Notez qu’il est possible de verrouiller la course de l’autofocus de 0,3 à 0,5 mètre, pour accélérer encore la vitesse. Essayez, vous allez adorer ! 

Fermez pour plus de confort

L’ouverture maximale de f/2,8 permet d’obtenir un bokeh d’une douceur extraordinaire. Mais lors des prises de vue en extérieur, réussir une photo parfaitement nette s’avère très aléatoire. En fermant légèrement le diaphragme, par exemple à f/4, le flou est à peine moins prononcé, mais la zone de netteté augmente d’une poignée de millimètres… et cela change tout ! Dans tous les cas, multipliez les photos, et contrôlez la netteté sur l’écran LCD, en zoomant au maximum, avant d’abandonner votre sujet ! 

Canon EOS 6D + Tamron SP 90 mm. F/2,8; 1/500.

Traquez les détails

Le Tamron SP 90 mm Macro photographie au rapport 1 :1. Cela signifie que le sujet occupe sur le capteur un espace égal à sa taille. Ce rapport de reproduction permet de photographier des sujets minuscules. Mais de plus, grâce à l’importante résolution des capteurs d’appareils photo numériques, il est possible de recadrer l’image sans perdre en qualité.

Canon EOS 6D + Tamron SP 90 mm. F/4; 1/250.

Une optique plus polyvalente qu’on ne le croit

Bien sûr, le SP 90 mm macro, se destine, comme son nom l’indique, à la macrophotographie. Mais l’objectif se prête à merveille à la photo de paysage, notamment lorsque l’on souhaite mettre en avant un élément du décor relativement éloigné. Et bien entendu, il excelle aussi en portrait, son ouverture maximale de f/2,8 permettant de détacher nettement le sujet de l’arrière-plan. 

Canon EOS 6D + Tamron SP 90 mm. F/10; 1/160.

Article similaire