Anthony Passant, photographe portraitiste

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Anthony Passant, photographe portraitiste : « j’ai vraiment été surpris par la richesse de la texture que je pouvais obtenir avec le SP 85 mm »

Passionné d’art, Anthony Passant a acquis en quelques années une solide expérience de la photo de portrait. Il évoque pour nous sa passion et nous livre ses impressions sur le nouveau Tamron SP 85 mm.

Bonjour Anthony. Quand on voit la qualité de vos photos, on a l’impression que vous pratiquez le portrait depuis un grand nombre d’années. Or, cela n’est pas le cas ?

C’est vrai, j’ai commencé la photo il y a cinq ans, en 2011, après avoir acheté le reflex d’un ami. Ses enfants ont d’ailleurs été mes premiers modèles. Au départ, j’ai vu dans la photographie un nouveau moyen d’expression créative. Je pratique par ailleurs le dessin et la musique. Et comme pour mes autres activités, je suis un autodidacte complet. J’ai appris tout ce que je sais en photo, en techniques d’éclairage et en retouche numérique dans les livres, en suivant les nombreux tutoriels trouvés sur Internet et, bien sûr, grâce aux conseils de certains amis. En fin de compte, j’ai tellement pris goût à cette nouvelle activité que j’ai décidé, en 2012, de me professionnaliser. 

Votre domaine de prédilection photographique, c’est le portrait. Quelles impressions vous a fait le SP 85 mm ?

C’est simple, il ne quitte plus mon boîtier dès que j’aborde mon terrain de prédilection : le portrait de studio en close-up. Jusqu’à présent, j’utilisais principalement le 70-200 mm, réglé de 120 à 200 mm et f/2,8, de manière à concentrer la mise au point sur le regard par exemple, tout en plongeant les contours du visage dans un flou très doux. Le souci, c’est qu’il me fallait beaucoup de recul, et ce n’est pas toujours évident : mon home studio n’est pas extensible ! Avec le Tamron SP 85 mm, non seulement j’ai besoin de moins d’espace pour travailler, mais j’obtiens un rendu similaire. Surtout, même à la pleine ouverture, je garde énormément de détails sur un visage de face. Sur les premiers portraits que j’ai réalisés avec ce 85 mm, j’ai vraiment été surpris par la richesse de la texture, et notamment du grain de la peau, que je pouvais obtenir, y compris à f/1,8. Je n’ai noté aucune forme de bruit parasite ou d’artefacts colorés dans les images.

"Avec le Tamron SP 85 mm, j’ai besoin de moins d’espace pour travailler. Même à la pleine ouverture, je garde énormément de détails sur un visage de face."

Ce 85 mm est le premier objectif de sa catégorie à intégrer la stabilisation optique. À l’usage, quel bénéfice en retirez-vous ?

En portrait, je travaille essentiellement aux flashs. Mais en reportage, ou en street photography, deux domaines où la mobilité est essentielle, il n’est pas aisé d’emmener avec soi tout un dispositif d’éclairage. Dans ces cas-là, j’apprécie vraiment la stabilisation optique qui me permet de gagner jusqu’à 4 stops. Elle est aussi bien utile en portrait, comme j’ai pu en juger récemment à l’occasion du shooting d’un nouveau-né. Je me suis retrouvé confronté à une difficulté que les photographes professionnels connaissent bien : le manque de lumière. L’appartement était trop sombre pour me permettre d’atteindre des vitesses de déclenchement satisfaisantes. Évidemment, impossible de shooter au flash un bébé de trois semaines ! Et pas question non plus de trop pousser les ISO. L’image aurait été très bruitée. Seule solution : la stabilisation optique. Grâce à elle, j’ai pu conserver une vitesse satisfaisante (1/125e) pour un sujet en faible mouvement, et surexposer légèrement pour éviter d'avoir trop de contrastes sur la peau du bébé. De cette manière, j’ai pu estomper légèrement les « marbrures » assez marquées, typiques de la peau des nouveau-nés, et corriger le reste par un traitement numérique léger, de manière à préserver le naturel de l’image.

Justement, la précision des images est primordiale en portrait. De ce point de vue, comment jugez-vous le SP 85 mm ?

Les images sont très propres. Pas de franges pourpres dans les zones de fort contraste, pas de parasites, aussi léger soient-ils dans les zones les plus sombres. C’est impressionnant. Le piqué est excellent dès la plus grande ouverture. J’ai pu m’en rendre compte récemment lors d’un shooting en extérieur en pleine après-midi. Je devais photographier deux adorables jumeaux de 9 mois en lumière naturelle, sans flash ni réflecteur. Les bébés étaient installés dans une zone ombragée, mais l’arrière-plan était vraiment très lumineux. Seule solution, sous-exposer le fond mais du coup, le sujet était lui aussi sous-exposé. Eh bien grâce à la qualité optique du 85 mm, j’ai pu récupérer en retouche un maximum de textures exploitables dans les basses lumières, sans perdre de détail dans les hautes lumières. Le résultat se révèle vraiment équilibré et très naturel.

La nouvelle motorisation autofocus joue sans doute un petit rôle dans la précision de la mise au point, non ?

Et comment ! En studio, je parviens à accrocher la zone de mise au point, même en coupant toutes les lumières à l’exception des lampes pilotes. Il est rarissime que l’objectif n’accroche pas immédiatement le sujet. C’est d’autant plus appréciable que l’autofocus (AF) de mon appareil n’est pas toujours aussi précis quand la lumière fait défaut. Cette vivacité est tout aussi précieuse quand je photographie des sujets en mouvements, comme les deux petits jumeaux. Même à pleine ouverture, l’AF du nouveau SP 85 mm se verrouillait en un éclair alors qu’en général, dans ces situations, la plupart des objectifs ont tendance à patiner en raison du manque de contraste. Bien sûr, il y a un peu de déchet, parce que faire le point sur un enfant qui bouge, c’est assez délicat, surtout en ouvrant à f/1.8. Mais j’ai vraiment constaté un progrès comparé à ce que j’obtiens avec d’autres optiques.

"En studio, je parviens à accrocher la zone de mise au point, même en coupant toutes les lumières à l’exception des lampes pilotes. Il est rarissime que l’objectif patine avant d’accrocher le sujet."

Nous avons repensé l’ergonomie de la gamme SP. Comment le ressentez-vous ?

Dernièrement, j’ai réalisé un shooting studio en close-up (cadrage serré sur le visage, NDLR). Pour ce genre de photo, j’utilise fréquemment une loupe Kinotehnik LCDVF que je place contre l’écran LCD du reflex de manière à grossir l’image et obtenir la meilleure précision possible. Or, pour cela, il ne suffit pas que l’optique soit bonne, il faut aussi que la bague de mise au point suive. À ce titre, celle du nouveau 85 mm m’a impressionné. D’abord, elle est très large, ce qui facilite vraiment la prise en main. Mais surtout, elle est si fluide et précise que lors de mes premiers essais, je voyais se dessiner peu à peu les filaments de l'iris de mon modèle. En effleurant la bague, j’ai facilement obtenu un œil ultra détaillé. Autre avantage du nouveau design, les interrupteurs d’autofocus et de stabilisation optique sont bien plus larges et gros qu’avant et ils tombent idéalement sous les doigts. Je les trouve et les manipule sans avoir à quitter l’œil du viseur. À l’usage, c’est vraiment confortable.

Utilisez-vous l’optique à d’autres occasions ?

Oui, pour les portraits en pied. J’ai réalisé dernièrement le shooting d’une modèle en n’employant que le 85 mm. Bien sûr, ça n’est pas toujours possible parce qu’il faut suffisamment de recul, surtout quand on travaille en intérieur. Bon, là, c’était limite : pour avoir le modèle bien disposé dans la composition, j’étais carrément dos collé contre le mur opposé. Mais ça en valait la peine parce qu’à cette focale, la déformation est nulle, y compris en bordure d’image. Et bien sûr, le piqué reste excellent y compris en périphérie. Sinon, j’utilise aussi de plus en plus le 85 mm en vidéo. Là, la stabilisation se révèle vraiment précieuse, parce qu’on n’a pas toujours l’occasion d’utiliser un rail de travelling ou un steadicam. Mais le gros avantage, comparé à d’autres optiques du même genre, c’est que la stabilisation du Tamron SP 85 mm fonctionne en continu, ce qui permet d’obtenir des mouvements très fluides, même à main levée. Cette focale me permet en outre de réaliser des plans serrés et donc très intimistes. Je m’en sers fréquemment pour filmer des comédiens ou des modèles.

"Le gros avantage en vidéo, c’est que la stabilisation du SP 85 mm fonctionne en continu, ce qui permet d’obtenir des mouvements très fluides, même à main levée."

À propos de l’auteur : Anthony Passant

Photographe autodidacte, Anthony a débuté la photographie assez récemment, mais son sens artistique couplé à un apprentissage rigoureux lui ont permis d’acquérir rapidement un niveau suffisant pour envisager une activité professionnelle. Spécialisé dans le portrait, nous l’avons remarqué en 2015 lors d’un concours photo organisé sur notre page Facebook. Depuis, il est devenu ambassadeur Tamron.

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